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Alejandra Pizarnik & André Pieyre de Mandiargues Correspondance Paris – Buenos Aires 1961-1972
Alejandra Pizarnik & André Pieyre de Mandiargues
Correspondance Paris – Buenos Aires 1961-1972




Établissement du texte, notes & postface de Mariana di Ció

208 pages
15 x 22,5


ISBN 978-2-35654-084-3

22 €

lire un extrait
« Ça ne se fait pas la critique littéraire AVEC LE CORPS mais moi je sens tout en termes érotiques. » — A.P.

« Tu riras d’avoir eu faim /Tu riras du besoin/ Et de la satisfaction, // Tu riras du froid et du chaud / Tu riras d’avoir ri et pleuré / Tu souriras d’avoir aimé, // Tu te moqueras d’avoir été vivante. » — A.P.M.

Alejandra Pizarnik écrit, veut être écrivain et a déjà publié deux (trois) petits livres de poèmes à Buenos Aires, quand elle arrive à Paris en avril 1960. Un an après, elle fait la connaissance d’André Pieyre de Mandiargues, « l’écrivain surréaliste », avec qui elle commence à correspondre en français — les premiers échanges témoignent d’un respect (et charme) mutuel, mais plutôt réservé (quoique toujours espiègle) ; les derniers, d’une complicité intellectuelle et d’une charge affective profondes et éclatantes. Après le retour de Pizarnik en Argentine, il n’y a pas une lettre où ils ne déclarent leur désir de se retrouver à Paris.
La petite centaine de lettres et cartes (enrichie de poèmes et photos) d’Alejandra Pizarnik et d’André Pieyre de Mandiargues qui forme ce volume, fourmille de vie et de poésie, de sourires timides et de rires complices. A.P. et A.P.M. s’entendent d’emblée, s’aiment et s’admirent, se lisent et se traduisent, instaurent une relation « à distance » d’une réciprocité étonnante.
Entièrement inédite, cette correspondance entre les deux écrivains durera une vie, la brève vie de « l’éternelle mélancolique ».

« [M]a première année à Paris est passée comme si de rien était. Paris n’est finalement un prétexte, un lieu d’essai, juste pour voir si je peux vivre, apprendre à vivre ».