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Shigeru Hatsuyama

Shigeru Hatsuyama (1897-1973) est connu comme illustrateur de livres pour enfants, mais il a été également un grand artiste moderniste, peintre et dessinateur, de sosaku hanga (littéralement « estampe créative ») – mouvement artistique japonais né au début du XXe siècle, s’inscrivant dans la mouvance des estampes japonaises ukiyo-e, mais en réaction avec la conception et l’élaboration traditionnelles.
Né à Asakusa, Tokyo, en 1897, dès l’âge de 8 ans, il commence à étudier la peinture yamato-e (style japonais) auprès d’Araki Tanrei (1857-1931), un peintre de l’école Kano à Yanaka (Tokyo), mais sans enthousiasme : « j’étais trop jeune pour étudier l’art, et comme à peu près tout ce que mon professeur faisait était de me donner une partie de son travail à copier, nous avons eu une année très insatisfaisante ensemble. » À l’âge de 9 ans, il quitte l’école primaire et est d’abord apprenti chez un orfèvre, puis dans un atelier de teinture de tissus. Sa passion pour le dessin se poursuivie même si « personne à la boutique ne regardait [s]es dessins », les teinturiers lui disaient : « Si vous voulez être teinturier, apprenez ce travail. Si vous voulez être un artiste, apprenez à être un mendiant. » Alors que l’apprentissage devait durer dix ans, au bout de cinq ans,
Hatsuyama rentra chez lui. Par l’intermédiaire d’un prêtre zen d’un temple local, il est présenté à l’illustrateur de journaux et de livres Igawa Sengai (1876-1961) et devint l’un ses étudiants employés. À la même époque, il rejoint un atelier de peintres de style japonais parmi lesquels le célèbre artiste Shinsui Ito (1898-1972). En 1916, il quitte l’emploi avec Sengai et commence à travailler pour le comédien kabuki Shucho Bando III. Après plusieurs années chez Shucho, il se remet à teindre les tissus et reprend des études d’art. Et il a sa première exposition de gravures sur bois. Pendant qu’il travaille pour Shucho et à la teinturerie, il soumet régulièrement ses dessins à des périodiques qui les lui refusent régulièrement. En 1919, il est embauché comme illustrateur pour le magazine pour enfants Otogi no sekai (Monde féerique ), auquel il contribue jusqu’à sa fermeture en octobre 1923. Il commence alors à tirer des sosaku hanga et à les publier dans un magazine d’estampes créatives appelé Han Geijutsu. Au milieu des années trente, alors que la société japonaise devient de plus en plus militarisée, il cesse de faire des illustrations et de livres pour enfants pour s'opposer à la création d’images de propagande, et il se consacre aux estampes. Il reprendra toutes ses activités après la guerre. Il meurt en 1973 à Tokyo.

Chez Ypsilon

Shigeru Hatsuyama Ton-chan le glouton
Shigeru Hatsuyama
Ton-chan le glouton


Traduction de Véronique Brindeau
Présentation d’Eko Sato

20 €

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