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« Alejandra Pizarnik, reine de la nuit noire », par A. Fr, L’Humanité, 31 décembre 2015


Une œuvre. Deux traducteurs. Douze volumes. Et la belle fidélité d’Isabella Checcaglini. C’est cela que j’aimerais saluer en même temps que la poésie d’Alejandra Pizarnik, cette Argentine qui entendait « faire de son corps le corps du poème », toujours inquiète de ce qu’il peut y avoir de second, de doublure dans l’écrit et qui voulait « racheter chaque phrase avec (ses) jours et (ses) semaines », comme si ce qui devait aérer ses poèmes c’était le souffle même de sa vie, ses haleinées d’amour. C’est cette « voix qui est derrière la voix » que l’on entend à la lecture de ses textes traduits au plus juste – j’entends dans le rythme même, soit cette physique du langage que met en jeu le poète – par Jacques Ancet et Étienne Dobenesque. Approximations est le douzième volume, le dernier. Il réunit les poèmes écrits entre 1956 et 1972, publiés ici ou là en quelque revue ou inédits. Approximations, cela définit un projet, une méthode, un chemin d’écriture. L’approximation n’est pas l’approximatif mais l’approche la plus serrée possible de ce qui importe dans la poésie, et qui n’a de cesse de se dérober.

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