Else von Freytag-Loringhoven

Else von Freytag-Loringhoven

Else von Freytag-Loringhoven, née en Prusse orientale en 1874, a vécu une vie romanesque mêlée aux avant-gardes artistiques de son temps. À New York, elle incarne par ses écrits et ses apparitions publiques spectaculaires (le crâne rasé peint en rouge, une cage avec un oiseau vivant autour du cou, parée de rebuts) la radicalité d’un art refusant tout compromis avec le bon goût, la morale, le marché. On la retrouve aussi bien dans les reportages sur les « extravagances » de Greenwich Village que dans d’innombrables portraits et récits de ses contemporains, où elle est jugée folle ou géniale ou les deux. Admirée et crainte par les artistes les plus célébrés de son époque, de Duchamp à Hemingway, elle vit dans la misère et quittera finalement New York pour Berlin, puis Paris, dans l’espoir de bénéficier de l’effervescence des années folles. Elle meurt dans une petite chambre du XIIIe arrondissement un
soir de décembre 1927, asphyxiée par le gaz de son réchaud.