La Passion
Traduction et avant-note de Monique Wittig.
Suivi de « Bien la peine » par Étienne Dobenesque.

Les neuf nouvelles réunies dans La Passion nous montrent des hommes et des femmes (surtout des femmes et quelques enfants) aux prises avec leurs manières qu’ils n’ont pas choisies. Ils prennent la parole pour tenter de prendre le pouvoir sur elles. Leurs monologues logorrhéiques, paradoxaux, contradictoires, sont autant d’essais d’échappée au rôle qui leur est assigné, à la logique, au jugement aussi. La plume de Djuna Barnes est impitoyable : la nature humaine est restituée telle quelle, aussi inhumaine que la nature.