Journal III
Derniers cahiers 1964-1972

1964 — « Je suis en passe de finir mon journal. Après, j’aimerais dire adieu pour longtemps à la littérature. »
1965 — « Si je pouvais mettre de l’ordre dans mes papiers, il y aurait quelque chose de sauvé. »
1966 — « Mes difficultés avec les virgules font partie de mes difficultés avec le langage articulé et structuré. Je suppose que j’appartiens au genre des poètes lyriques menacés par l’ineffable et l’incommunicable. »
1967 — « Je vais écrire nuit et jour. Contre lui [Dr. Pichon Rivière] et contre le monde et contre tout ce qui m’est hostile et attend ou exige que je me suicide. »
1968 — « Écrire est ma tragédie. »
1969 — « Mon seul drame, mon drame central, c’est le langage. »
1970 — « J’ai choisi la littérature. C’est assez pour tenir plusieurs vies. N’en demande pas plus. »
1971 — « Les mots sont plus terribles que ce que je croyais. »
1972 — « Je ne veux pas remplir un journal avec ce que j’endure. Ça ne mène à rien. En revanche, je veux travailler. Avant tout je veux faire de l’ordre, et puis travailler — »