Le dicible et l’indicible

Traduction et postface de Michèle Cohen-Halimi.

avril 2016

120 pages

Littérature

978-2-35654-066-9

15 × 22,5 cm

23 €

Dialogues philosophiques, collages littéraires, essais à plusieurs voix, comment définir ces écrits inédits d’Ingeborg Bachmann ? Elle nous surprend en donnant la parole à Ulrich de L’homme sans qualités, et à Musil dans une conversation autour de son œuvre ; l’étonnement continue lorsque Ludwig Wittgenstein et un critique interviennent dans une discussion au sujet du « dicible et l’indicible » ; et l’assemblée se fait plus nombreuse quand c’est à Simone Weil d’être convoquée (avec T. S. Eliot, Gustave Thibon, Madame Thévenon, et un ouvrier français). Le dernier entretien est une confrontation, aussi insolite qu’extraordinaire, avec l’auteur de À la recherche du temps perdu. À travers ces textes, Ingeborg Bachmann réussit à créer un discours polyphonique mettant en scène cette expérience fondamentale qu’est la lecture.

« C’est l’époque où, en dehors de la guerre, tout est suspendu. Mais ce dont il s’agit n’est pas la guerre qui se déroule là où tombent les tirs ou qui pourrait être dépeinte à partir d’une scène de bataille, mais son reflet, qui est bien plus réel : sa pénétration dans la langue de tous, son effet d’après-coup sur la vie… »